Développeur : Le métier dont on ne guérit pas !

« Développeur : Le plus beau métier du monde » ? Pour moi assurément oui, même si tout n’est jamais tout blanc ou tout noir.

Une passion et un métier

J’ai 55 ans et je développe depuis l’âge de 12 ans. Je suis donc un « dévosaure ». Mais j’ai une chance incroyable, j’ai réussi à faire de ma passion mon métier et surtout, j’ai réussi à faire en sorte qu’après presque 45 ans j’ai toujours autant de plaisir à coder.

Pour cela, il faut à mon sens deux ingrédients. Tout d’abord une passion sans limite et aussi la capacité à changer de sujet régulièrement, pas seulement pour rester au top de ce qui est demandé, mais aussi pour ne pas entrer dans le piège de l’expertise unique, synonyme d’ennui à plus ou moins long terme.

Développeur, quel beau métier, à condition d’aimer créer, d’aimer comprendre la manière de travailler des autres, d’aimer poser des questions (beaucoup de questions) et surtout d’aimer se former continuellement.

C’est un exercice simple quand vous avez 20 ans, il l’est moins à 50 ! Parfois je regrette tout de même qu’une techno à peine « sèche » soit remplacée par une nouvelle qu’il faut s’approprier pour avancer.

Aujourd’hui il faut des diplômes

Coté formation je n’ai qu’un BTS informatique de gestion. Il me fallait un diplôme officiel au cas où. Comme j’ai créé ma société je n’ai pas eu à me battre pour entrer chez un employeur, car l’employeur c’était moi du coup !

Je pense qu’aujourd’hui il ne faut pas hésiter à viser plus haut (beaucoup plus haut si possible), à essayer, dans la mesure du possible de décocher des diplômes plus « porteurs » car la concurrence est de plus en plus rude.

Il faut être rentable

A titre professionnel j’ai commencé à développer des applications en C pour MSDOS, puis je suis passé au développement pour Windows, d’abord en C++ puis pour augmenter ma productivité je suis passé à ce nouveau langage (en 1992) qu’était Visual Basic.

Avec cet outil j’arrivai à sortir les applications 3 fois plus vite, alors j’ai très vite adoré développer avec. C’était un paramètre très important car au sortir de mon armée (et oui j’ai fait l’armée moi monsieur) j’ai créé ma société et très vite nous avons travaillé dans l’industrie, le tourisme et le médical. Quelle belle aventure !

Et un jour le développement mobile

En fait j’ai un problème. Si un projet dure plus de 6 mois, je commence très sérieusement à m’ennuyer. A cause de cette particularité génétique je privilégie les projets courts mais apportant un défi technologique (c’est plus drôle). C’est pour cette raison qu’au bout de 8 ans de développement pour PC dans l’industrie le tourisme et le médical je me suis tourné vers la mobilité.

A l’époque personne n’y croyait et tout le monde me disait « c’est une mode » ou encore « qu’est-ce que tu veux en faire de tes petites machines ? ». Hommes de peu de foi, regardez maintenant comment ça se passe, il n’avait pas raison le Steph avec ses petites machines ?

C’est là que mon expertise de développement Windows pour PC s’est « transmutée » avec le temps en expertise de développement mobile (et hop, 2 cordes à mon arc de développeur). Avec le temps j’ai fait de plus en plus de missions d’expertise pour aider les jeunes entreprises et les startups à se lancer dans le développement mobile et je suis très fier de pouvoir dire que je développe des applications natives pour Android et iOS, en plus de savoir développer des applications pour PC.

Ca fait plein de petites cordes à mon arc qui va finir par devenir une vraie harpe à la longue. Et puis maintenant il y a le Cloud, les objets connectés, et une quantité infinie de nouvelles technologies qui vont sortir au fil du temps. On ne va pas s’ennuyer, ça c’est certain !

Il y a plein de manière de travailler

Pendant mes 35 ans de développement professionnel j’ai pu m’essayer à différentes formes d’organisations. J’ai commencé comme gérant de société (on a été jusqu’à 15 personnes au plus haut de l’activité), puis comme salarié d’un grand groupe (250 personnes), puis « simple » employé d’une petite structure (mais les projets étaient trop bien), puis à nouveau à la tête de ma (nouvelle) société, et pour finir je suis maintenant à nouveau salarié dans un bureau d’étude.

J’ai donc été salarié, travailleur indépendant, autoentrepreneur (on peut cumuler les statuts c’est parfois pratique). Tout ça pour dire qu’il n’y a pas de bon et mauvais statut dans ce métier, tout dépend de ce que vous recherchez (sécurité versus liberté, expertise centrée ou large, etc.).

Développer c’est une forme d’art

Pour moi, vous l’avez compris, c’est une véritable histoire d’amour. Mais j’ai remarqué avec le temps qu’un développeur qui conçoit de belles applications est forcément habité par la passion du code, sinon ça ne marche pas. Développer c’est avant tout un acte de création, une forme d’art, et sans inspiration, sans passion, il n’y a pas d’art. Donc oui, développeur, quel beau métier !

A bientôt.

Steph.

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