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Editeur d’applications Windows Phone, qu’en dire après 10 mois ?

Publié le 19/10/2013 par dans Windows Phone

Depuis la sortie de la plateforme Windows Phone, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de réaliser des applications pour mes clients.

Ce n’était donc pas mes applications mais leurs applications… Pas pareil !

Alors depuis janvier 2013 j’ai décidé de publier mes propres applications pour Windows Phone.

Pour le fun uniquement, et je dois bien avouer que je me suis pris au jeu !

Le mot « éditeur » semble pompeux, mais quand on y regarde de plus près c’est exactement ce que l’on est quand on publie une application sur le store Windows Phone !

Actuellement j’ai 6 applications publiées :

Quand vous développez votre première application pour Windows Phone, une idée revient tout le temps :

Ce que je suis en train de réaliser, le monde entier pourra y avoir accès !

Et oui ! Grâce au store vous développez des applications qui seront présentes dans 192 marchés ! Cela correspond à des millions de téléchargements potentiels, ça fait tourner la tête au début et ça donne envie d’en profiter !

Une fois que votre application est développée, que vous l’avez testé sous toutes les coutures, qu’elle vous semble prête à s’envoler, vous devez la publier.

Là les choses se corsent un peu, car avant elle va passer par une phase de validation. Cette validation est réalisée par de vraies personnes, employées par Microsoft, pour vérifier que l’application fonctionne correctement, qu’elle suit les guidelines de l’éditeur, et qu’elle ne fait rien qui pourrait nuire à ses futurs utilisateurs.

La première fois qu’on publie une application et qu’on attend qu’elle soit validée (ou refusée), ça fait flipper, un peu comme quand on attend les résultats d’un examen.

En ce qui me concerne, la première publication fut la bonne. Au bout de quelques jours (max 5) j’ai reçu un mail qui m’indiquait que mon application avait passé les tests avec succès et qu’elle était publiée pour de bon !

Vient ensuite le rituel du compteur. Vous ne pouvez pas vous empêcher d’aller voir (souvent) le compteur de téléchargement et les évaluations faites par les utilisateurs. C’est maladif, une vraie drogue ! Le pire c’est que les données statistiques ne sont pas mises à jour en temps réel mais avec un décalage qui varie souvent. Parfois on a les infos qui s’arrêtent la veille, ou alors 3 jours avant ! Du coup on est un peu frustré au début, et puis on s’y fait (comme pour tout bien sûr).

La lecture des évaluations laissées par les utilisateurs est une activité que je trouve très récréative et très importante car elle permet de récolter beaucoup d’informations pour comprendre ce qu’il faut améliorer dans l’application pour qu’elle ait encore plus de succès. Les commentaires sont laissés dans toutes les langues, mais Microsoft a eu la bonne idée de les traduire à la volée pour une meilleure compréhension. C’est assez drôle de voir défiler des commentaires en russe, en allemand, en anglais et parfois en français…

Le choix de la langue par défaut est un paramètre très important. Au début on n’y pense pas. On crée l’application avec le français comme langue par défaut et on publie. Et puis on se rend compte que si l’application avait été plutôt en anglais elle aurait eu plus de succès (logique mais par forcément évident au début). Alors on localise l’application en anglais (langue par défaut) et on laisse le français qui est déjà en place comme langue secondaire. Il vaut mieux faire ça dès le début, c’est bien plus simple et rapide.

Une fois que la localisation est terminée, et suite à une nouvelle publication réussie, les résultats ne se font pas attendre, les téléchargements doublent ou triplent en très peu de temps. L’effet magique de la langue anglaise face au français !

J’ai créé Tempo, FreeBubbles, Cérébro et RadioMeuh seulement en français, alors que BigContacts et The Voice ont été dès le début localisées en anglais et en français avec l’anglais comme langue par défaut. Pour bien faire, il faudrait que je les localise toutes. Autant pour FreeBubbles, Cérébro et RadioMeuh ça ne devrait pas être trop problématique (pas beaucoup de texte à traduire), autant pour Tempo la tâche ne sera pas simple. Il y a beaucoup de texte et pas mal de phrases techniques qu’il me sera difficile de traduire correctement.

D’ailleurs pour BigContacts, Nokia m’a donné un coup de main. Ils m’ont offert la traduction en anglais, espagnol, italien et russe. Sympa non ? C’est arrivé car je suis inscrit au programme développeur Nokia et parce qu’ils ont remarqué que BigContacts était pas mal téléchargé. Du coup j’ai eu droit (comme beaucoup d’autres développeurs inscrits) à ce sympathique coup de pouce.

La traduction reste tout de même un soucis. Je suis en train de préparer une nouvelle version de BigContacts, du coup je dois maintenant traduire tous les nouveaux termes en anglais, espagnol, italien et russe… Je ne suis pas sorti d’affaire et Nokia de son coté ne va pas non plus effectuer une traduction gratuite à chaque nouvelle version. Du coup ce qui était à la base un super cadeau, devient un gros problème à gérer. Comme quoi on ne peut pas tout avoir non plus.

La communauté développeurs Windows Phone francophone , incarnée par un groupe Facebook très actif, est un maillon important. Elle a été initiée par Rudy Huyn, le développeur Windows Phone français le plus connu dans le monde (papa des applications phares 6Tag, 6Sec, Wikipédia, etc…) et grand vainqueur d’un nombre incalculable de concours tournant tous autours de Windows Phone. Il s’est lancé dans l’aventure il y a 2 ans 1/2 et il incarne la réussite absolue dans ce domaine.

Cette communauté (dont je fais bien entendue partie) est composée de membres ayant globalement tous le même profil, celui d’un développeur Windows Phone, créant des applications pour lui-même ou l’entreprise qui l’emploie. Il y a actuellement un peu moins de 1700 membres et elle grandit un peu plus chaque jours. Ce genre de regroupement est très important et très utile. Il permet à un maximum de personnes de trouver des réponses rapides et fiables à des problèmes qu’ils rencontrent tous les jours. Je sais de quoi je parle, en son temps j’ai créé et animé pendant 10 ans la communauté équivalente pour Windows Mobile (6500 membres dans les forums de CodePPC).

Microsoft propose aussi des solutions pour aider les développeurs à produire des applications de qualité en nombre. Il propose par exemple le programme Accélérateur Windows Phone qui a pour mission d’aider les développeurs en leur donnant des ressources, du coaching et de la visibilité. Grâce à ce programme, certaines de mes applications on été mise en avant plusieurs fois, et à chaque fois les compteurs de téléchargement s’affolent ! La mise en avant (généralement pendant une journée) sur le store est un manière très efficace de promouvoir une application.

Comme beaucoup de développeurs j’ai été tenté de mettre des bandeaux de publicité dans mes applications. Finalement, pourquoi ne pas le faire, l’application est gratuite, c’est donc un moyen  de récolter un peu de monnaie. Il est très simple d’ajouter de la publicité dans un écran. Microsoft propose même d’intégrer sa propre régie publicitaire (Microsoft Advertising PubCenter) qui semble sur le papier être très rentable par rapport à d’autres régies.

Le problème c’est que pour que ça gagne un peu il faut des dizaines et même des centaines de milliers d’affichages et surtout que la publicité reste affichée assez longtemps pour être comptabilisée comme une vraie vue. Du coup ça limite l’usage principalement aux jeux (dans lesquels on reste sur le même écran longtemps) avec un nombre d’affichages assez conséquent, sans quoi vous aurez l’extrême joie de ne gagner que quelques centimes d’euros par jour.

Vous pouvez aussi proposer une application payante avec une version d’essai gratuite. Si l’utilisateur achète l’application, on n’affiche plus la pub, et on active certaines fonctions bloquées en version d’essai. C’est pas mal comme méthode (Tempo, FreeBubbles et The Voice fonctionnent sur ce principe).

Mais l’idéal aujourd’hui semble de proposer des applications gratuites avec la possibilité d’ajouter des fonctionnalités payantes que l’on peut acheter après coup, au fur et à mesure des besoins, et ce sans quitter l’application (achats InApp). C’est le modèle qui semble le plus efficace aujourd’hui (et quelle que soit la plateforme).

Alors éditeur d’applications Windows Phone, qu’en dire après 10 mois ? Et bien que cette plateforme est promise à un bel avenir, et que développer pour elle aujourd’hui semble être un moyen de réaliser de très belles choses et pour certains (dont je ne fais pas partie) d’en vivre de manière assez confortable.

Alors perso je vais continuer à faire évoluer mes applications et à en créer de nouvelles aussi, car l’acte de création est la chose que j’aime le plus dans ce beau métier qu’est celui de concepteur d’application mobiles destinées au monde entier.

Alors fier d’être développeur et avec Windows Phone, fier d’être aussi mon propre éditeur !

 
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2 Comments  comments 

2 réponses

  1. […] Depuis la sortie de la plateforme Windows Phone, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de réaliser des applications pour mes clients.Ce n’était donc pas mes applications mais leurs applications… Pas pareil !Alors depuis janvier 2013 j’ai décidé de publier mes propres applications pour Windows Phone.Pour le fun uniquement, et je dois bien avouer que je me suis pris au jeu !Le mot « éditeur » semble pompeux, mais quand on y regarde de plus près c’est exactement ce que l’on est quand on publie une application sur le store Windows Phone !  […]

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